Paris
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Action internationale contre l’industrie pharmaceutique
Nous ne nous laissons pas tromper: activistes de tous les pays, nous combattons le prix exorbitant des traitements!
Ce 1er avril 2016, des activistes de tous les continents protestent contre les pratiques de l’industrie pharmaceutique, qui empêchent l’accès aux traitements.
Ni le prix exorbitant de ceux-ci, ni le manque de transparence autour des coûts de recherche et de développement ne relèvent en effet du Poisson d’avril.
Cette action internationale est menée par plus de 25 groupes militants de 6 continents. Aujourd’hui, des rassemblements ont lieu devant Pfizer, Gilead, Roche, le Tufts Center for the Study of Drug Development, et le lobby américain PhRMA.
Nous demandons que changent les pratiques de fixation du prix des traitements, et que cessent l’optimisation fiscale et les tromperies sur les coûts de R&D.
À l’inverse, nous voulons que tous les pays utilisent les gardes-fous qui permettent d’améliorer accès aux traitements et un accord global au sujet de la recherche et du développement, favorisant l’innovation et sa diffusion.
“Nous ne nous laisserons plus tromper par les laboratoires! Martin Shkreli n’est pas seul à nous arnaquer sur le prix des traitements! Toutes ensemble, nous protestons contre les pratiques abusives des laboratoires, qui continuent à priver des millions de personnes sans accès aux traitements dont elles ont besoin, et qui peuvent les sauver,” a ainsi déclaré Luis Santiago (ACT UP - New York).
De par le monde, plus de deux milliards de personnes n’ont pas accès aux traitements. C’est un tiers de la population mondiale qui est concerné; la moitié de ces personnes vivent en Asie et en Afrique. Chaque année, 10 millions de personnes meurent de cette situation.
Le système de brevets, et les prix qui en résultent, constitue une première raison. Une autre est de refuser de lier la lutte contre le VIH/sida et d’autres épidémies et celle contre la pauvreté, la malnutrition, et d’autres facteurs matériels. Pourtant, il n’est pas d’épidémie qui se développe indépendamment du contexte socioéconomique.
L’industrie pharmaceutique justifie les prix élevés en avançant que les coûts de développement par traitement avoisinent de 3 milliards de dollars. Pourtant, l’organisme indépendant DNDi a démontré récemment que de nouveaux traitements pouvaient être développés pour moins de 200 millions de dollars, en prenant même en compte les recherches qui n’aboutissent. Andrew Witty, PDG de GlaxoSmithKline, s’est même exprimé dans cette direction en affirmant que les arguments liés aux coûts de R&D sont “un des grands mythes de cette industrie.”
A Boston, des activistes ciblent l’Université Tufts et les études du Professeur DiMasi, financées - sans aucune transparence - par l’industrie, qui désinforment sur ces coûts.
Les laboratoires dépensent plus en marketing qu’en recherche et développement, jusqu’à deux fois plus. Les premières étapes de la recherche sont souvent financées par les gouvernements, des organisations philantrophiques, des universités, des chercheurs indépendants. Pourtant, ce sont les labos qui fixent souvent les prix et qui retirent les profits. Le prix final est par ailleurs nettement décorrélé du prix de production. Par exemple, les nouveaux traitements contre l’hépatite C, dont le prix aux Etats-Unis est fixé à 84 000 dollars pour 12 semaines de traitement, sont produits pour 60 à 270 dollars.
“Au lieu d’une fixation à partir des coûts de développement et de production, les prix sont souvent basés sur le profit qui peut être réalisé, au détriment des malades,” souligne Anele Yawa (Treatment Action Campaign).
Merith Basey, directrice exécutive d’Universities Allied for Essential Medicines renchérit: “Les personnes ne doivent pas être contraintEs à payer plusieurs fois pour la recherche médicale qu’elles a contribué à financer, pour se rendre compte à la fin que le traitement est hors d’atteinte en raison du prix fixé par les labos. Ce système n’est pas acceptable, et nous avons la force de réclamer que la recherche serve le bien public.”
De plus, les gouvernements devraient pouvoir produire et distribuer plus facilement des molécules génériquées, sans contrevenir aux dispositions régissant la propriété intellectuelle. Celle-ci conduit cependant souvent à des mesures d’austérité, qui restreignent les conditions d’éligibilité, qu’il s’agisse de traiter ou de prévenir. Cela inclut des traitements essentiels, tels que des anticancéreux, des traitements contre la tuberculose, le VIH ou l’hépatite C.
Nous exhortons les gouvernements à faire passer la santé des personnes avant les profits des laboratoires. Les gouvernements, par les travaux du groupe d’experts des Nations Unies sur l’accès aux traitements, ont l’opportunité historique de changer le système par lequel nous payons pour la recherche et le développement de nouveaux traitements. Il y a des alternatives viables à un système fondé sur les brevets. Ces modèles permettraient tant d’accroître l’investissement en R&D que d’améliorer l’accès aux soins.
Nos demandes
Nous ne nous laissons pas tromper: il n’y a pas de justification recevable à la fixation de prix exorbitants pour les traitements. D’une même voix de par le monde, nous exigeons des traitements, des vaccins, des outils de diagnostic de qualité et à des prix qui les rendent accessibles. Nous exigeons des pouvoirs publics qu’ils fassent passer les vies des patients avant les profits de l’industrie pharmaceutique et mettent fin à la corruption et aux tromperies.
Nous demandons:
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Un accès sans restrictions aux traitements, pour toutes;
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Que soient levés les obstacles à l’usage des dispositions en matière de propriété intellectuelle, agréées au niveau de l’OMC, qui permettent de l’affaiblir lorsqu’il s’agit de santé publique, et encouragent la production et la diffusion de génériques;
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Que les laboratoires respectent l’usage des facilités TRIPS de l’OMC et abandonnent les poursuites contre l’Argentine et le Brésil, qui font obstacle à cet usage;
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Que nos gouvernements renforcent un modèle de financement alternatif favorisant la recherche et le développement de nouvelles molécules, reposant, par exemple, sur des prix, des bourses et des subventions;
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Plus de recherche pour les traitements de maladies infectieuses ou négligées, comme la fièvre de Chagas, la tuberculose, Zika et Ebola;
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Que nos gouvernements exigent la transparence sur les coûts de recherche, de développement et de production des traitements;
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Qu’ils mettent en place des licences d’accès ouvert pour tous les traitements résultant de la recherche publique, permettant d’assurer qu’ils seront accessibles au plus grand nombre;
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Un accord international, contraignant, sur la recherche et le développement, qui fonde celle-ci sur des besoins de santé et non sur des logiques de marché, et sépare le financement de la R&D du prix des traitements;
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Que nos gouvernements soutiennent pleinement les travaux du groupe d’experts des Nations Unies sur l’accès aux traitements pour placer le droit à la vie en bonne santé au-dessus des intérêts privés des laboratoires.
Paris Press Release
Action internationale contre l’industrie pharmaceutique:
Act Up-Paris cible Gilead France et dénonce les restrictions d’accès aux traitements contre l’hépatite C
Dans le cadre de l’action internationale contre l’industrie pharmaceutique du 1er avril 2016, Act Up-Paris a choisi de cibler Gilead France – une nouvelle fois.[1]
Le prix des traitements contre l’hépatite C (Sovaldi et Harvoni), fixé à l’issue d’une négociation avec Gilead, est en effet si élevé qu’il fait obstacle à leur mise à disposition pour toutes les personnes vivant avec le VHC. Dans le cadre des négociations autour du prix du Sovaldi, les autorités sanitaires françaises s’étaient réjouies de la baisse obtenue – sur l’argument de l’ampleur du “marché” français, c’est-à-dire de l’épidémie – et s’étaient empressées d’en annoncer la limitation de l’accès aux patients développant des fibroses graves aux stades F3/F4.(voir [2], [3])
Pour Act Up-Paris, ces calculs de coin de table court-termistes sont une honte. Nous réclamons, comme beaucoup d'autres désormais [4], des traitements plus accessibles. Nous exigeons l’accès de toutes aux traitements, afin de mettre rapidement et concrètement un terme à l’épidémie. Le but de notre action d’aujourd'hui est d’accélérer cette évolution.
Pour ceci, Act Up-Paris exige de Gilead France une baisse substantielle du prix des traitements, c’est-à-dire une fixation du prix au coût réel de la production et non de manière telle à extraire la rente que l’Assurance-Maladie est prête à payer. Cette rente pourrait ainsi être réinvestie dans la lutte contre d’autres problèmes majeurs de santé publique.
Dans ce cas comme dans d’autres, nous exigeons que le gouvernement de Manuel Valls applique les outils en sa possession pour favoriser la mise à disposition de génériques, à des prix inférieurs. Ces outils, c’est notamment l’article L613-16 du code de la propriété intellectuelle [5] qui permet d’imposer des licences d’office.
Face à l’hépatite C, il y a urgence! Exigeons des traitements abordables: des traitements pour toutes!
Contact:
> communication@actupparis.org > www.actupparis.org > Twitter: @actupparis > Facebook: “Act Up-Paris”
References:
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https://www.lemonde.fr/sante/article/2014/11/20/hepatite-c-accord-sur-le-prix-du-sovaldi-en-france_4526251_1651302.html" target="_blank" rel="nofollow">https://www.lemonde.fr/sante/article/2014/11/20/hepatite-c-accord-sur-le-prix-du-sovaldi-en-france_4526251_1651302.html
Global Action Against Pharma Greed:
Act Up-Paris targets Gilead France and calls for unrestricted access to hepatitis C medications
In France, Act Up-Paris’ activists protest today against Gilead’s greed. The prices of its hepatitis C medications (Harvoni and Sovaldi) are indeed so high that they hamper unrestricted access for all people living with hep C.
After the price negotiations between Gilead and the French authorities, the relatively lower prices of Gilead’s medications in France, which were only justified by the extent of the epidemic, were balanced by a restriction of their dispensation to the people with the most severe cases, since the reduction of the financial burden on social health insurance was not significant enough to afford unrestricted access.
Act Up-Paris denies the relevance of these shortsighted arguments. As time goes by, more and more activists are requiring unrestricted access to hep C treatments, so as to end the epidemic. Today, we aim to foster this move.
Our demands:
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We demand that Gilead reduces the price of its hepatitis C medications down to the fair cost of production. This permits unrestricted access to the treatments and a reallocation of the expenses of the social health insurance on other major issues regarding public health.
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We demand that the French Government uses the possibilities offered by the French intellectual property laws and introduces compulsory licences for these drugs and for other medications whose prices are unfair.
In order to fight hep C, we demand affordable treatments: Treatments for everyone!
Media coverage/Couverture médiatique
https://yagg.com/2016/04/02/action-internationale-contre-les-prix-des-medicaments-vih-et-hepatite-c/
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#HepC Des traitements abordables, maintenant ! #PharmaGreedKills @GileadSciences http://www.pharmagreedkills.com/
#HepC Des traitements pour touTEs, maintenant ! #PharmaGreedKills @GileadSciences http://www.pharmagreedkills.com/
#HepC Nos vies > Vos profits, @GileadSciences #PharmaGreedKills http://www.pharmagreedkills.com/
#HepC Des licences d'offices, maintenant ! #PharmaGreedKills @gouvernementFR http://www.pharmagreedkills.com/
#HepC Fin des restrictions d'accès aux traitements ! #PharmaGreedKills @gouvernementFR http://www.pharmagreedkills.com/
Photos/Videos
https://www.youtube.com/watch?v=h0AGc6AidS4
https://www.youtube.com/watch?v=3lMs6ALY2GM





